Naissance de la mouvance Roindefo MONJA ?

•octobre 27, 2009 • Laisser un commentaire

Article Midi Madagasikara du 27/10/2009

Monja Roindefo

« Andry Rajoelina n’est pas le

 président de la transition »

Monja Roindefo n’est pas prêt à baisser les bras. Dans la requête en révision qu’il a introduite vendredi dernier auprès de la même juridiction qui s’est déclarée incompétente à statuer sur sa première requête visant l’annulation du décret de nomination de Mangalaza Eugène, l’actuel locataire de Mahazoarivo évoque trois moyens de droit. Primo, le fait qu’un magistrat qui a composé la Cour lors de l’audience du jeudi 22 octobre est un magistrat retraité car il a plus de 65 ans. Secundo, le commissaire général de la loi du Conseil d’Etat n’est pas sous l’ordre hiérarchique du ministre de la justice alors que celui-ci lui a donné des instructions écrites sur le traitement du dossier Monja Roindefo contre Etat malagasy. Et tertio, pour Monja Roindefo, le décret de nomination de Mangalaza est une « fausse pièce ». Une fausse pièce car le président de la HAT, Andry Rajoelina, a nommé Mangalaza Eugène, premier ministre de la Transition. Ce qui n’est pas conforme à la Charte de Maputo. Pour lui, le président de la transition n’est pas encore nommé par la Charte. « Si Andry Rajoelina se dit aujourd’hui président de la transition, il y a eu  auto-proclamation », martèle-t-il.
Usurpation de fonction. Monja Roindefo d’enchaîner : « C’est pourquoi, aucun décret n’est jusqu’à présent pris pour la nomination de Rajemison Rakotomaharo et de Jacques Sylla respectivement au poste du vice président et du président du Congrès de la transition. Car le président de la HAT n’est pas habilité à le faire. » Continuant sur le gouvernement dirigé provisoirement par le vice premier ministre, Manorohanta Cécile (PM par intérim), l’actuel occupant de Mahazoarivo parle d’ « usurpation de fonction ». « Jusqu’à présent, il n’y a pas de gouvernement Mangalaza. Le gouvernement qui est là, c’est moi qui ai signé le décret de sa formation. Il n’y a pas jusqu’ici de nouvelles nominations. C’est mon gouvernement », indique-t-il. Avant d’avertir : « Manorohanta Cécile est responsable de ses actes et de ses décisions. Car il faut dire que ses actes et ses décisions portent atteinte au principe de continuité de l’Etat et risque de créer une crise institutionnelle. » Interrogé sur la mise en garde du secrétaire d’Etat à la Gendarmerie sur la nécessité pour Monja Roindefo de libérer le Palais de Mahazoarivo, le président national du Monima de riposter : «  C’est moi son patron. C’est moi qui dois lui donner des ordres et non l’inverse car c’est moi qui l’ai nommé. »
Dérive totalitaire. Sur un autre sujet, celui portant sur l’enquête à laquelle deux de ses conseillers ont été soumis, hier à la Gendarmerie de Betongolo, Monja Roindefo parle de « dérive totalitaire » et d’un « Etat policier ». « On a interpellé mes conseillers à partir des rumeurs. », déplore-t-il. Avant de se poser la question : « Comment vont-ils le prendre si on agit de la même manière à l’encontre d’un ou des conseillers à la Présidence ? » Sur le sommet d’Addis-Abeba, l’actuel locataire de Mahazoarivo souligne qu’en tant qu’ « acteur majeur et positif du changement à Madagascar », il doit participer au dénouement de la crise. « Quant à ma présence à Addis-Abeba, c’est nous malgaches qui décidons, mais pas le GIC. En tout cas les négociations sont en cours pour que je puisse être présent à Addis-Abeba. Si nécessaire, je suis prêt à diriger une mouvance qui est là pour défendre les acquis de la lutte populaire », conclut Monja Roindefo. Avant de mettre les points sur les « i » : « Je suis prêt à être affecté à un autre poste si les règles de jeu pour une transition qui bénéficie de l’appui financier de la communauté internationale, sont claires. »

Recueillis par RAJAOFERA Eugène

Union européenne / 10ième Fed Madagascar

•octobre 27, 2009 • Laisser un commentaire

Union européenne

Le dixième FED révisé à la baisse L’aide européenne pour Madagascar sera révisée à la baisse. Les responsables de ce dossier n’ont pas pu se réunir à temps en raison de la situation politique….[Lire]

LES VENDREDIS DU CDE n° 33

•octobre 19, 2009 • Laisser un commentaire

Vous  êtes  cordialement  convié(e) à  participer  aux  débats réflexions 

du Réseau des Jeunes Travailleurs 2009 de la Friedrich Ebert Stiftung (FES) et du Club Développement et Ethique (CDE)

qui  se  tiendra  à  la Chambre de Commerce et de l’Industrie d’Antananarivo à Antaninarenina

le vendredi    23 Octobre 2009   à  17h00 (précise)

 

 

Thème                    Les impacts socio-économiques de la crise 2009 et la relance de l’économie malgache

Intervenants              Madame Noro ANRIAMAMONJIARISON, représentante du GEM (patronat)

                            Les effets de la crise sur les investissements et les employeurs

                            Monsieur José RANDRIANASOLO, Secrétaire Général de la plate-forme des syndicats malgaches

                            Les impacts de  la crise sur l’emploi et les travailleurs malgaches

                            Monsieur Eric MANDRARA, Professeur d’économie à l’Université d’Antananarivo

                            Sortie de crise, des pistes de réflexions pour favoriser la relance économique

Modérateur            Alain RANAIVO, Responsable des animations du CDE

                                    Bodo ANDRIANARISOA, membre du RJT 2009

 

 

Réservation conseillée ‘ 032 05 01 887

ou E-mail cde.madagascar@ymail.com

Les gouverneurs du FMI approuvent officiellement une allocation générale de DTS à hauteur de 250 milliards de dollars EU

•août 20, 2009 • Laisser un commentaire

Sommet de Maputo, 5 août – 16 H à 23 H : Huis clos de la dernière chance /avec photos

•août 7, 2009 • Laisser un commentaire

Faut-il croire trop en Maputo ?

•août 5, 2009 • Laisser un commentaire

Faut-il croire trop en Maputo ?

Ndimby A.  (Madagascar Tribune)
 
Certains faits laissent perplexes sur la bonne volonté de la délégation de la transition à aller à Maputo. Car de toutes évidences Andry Rajoelina et compagnie y vont, mais à reculons. Les pressions de la Communauté internationale, que ce soit ses amis hexagonaux, ou ses « moins-amis » du Groupe de contact international, font qu’il n’a pu s’y soustraire. Cependant, il ne se prive pas de montrer qu’il n’y va pas de gaieté de cœur. En effet, il est celui qui a le plus à perdre d’un accord à Maputo, qui l’obligerait à partager le pouvoir avec les autres mouvances. Or, pour quelqu’un qui aime à se faire appeler « Monsieur le Président », cette idée même de partage de pouvoir est inenvisageable.
 
Pour la Haute autorité de transition (HAT), cette rencontre de Maputo n’est plus vraiment à l’ordre du jour. La Convention de Panorama II est devenue le texte de base à partir duquel les pro-Transition souhaitent discuter. Par conséquent, la non-prise en compte de cette Charte sera présentée par la HAT comme un refus de prendre en compte les aspirations populaires. Etant bien entendu que pour elle, une foule grouillante sur la Place du 13 mai et une vingtaine de politiciens inféodés à la HAT représentent le peuple. Or, c’est cette base arrière extrémiste et fanatique qui fait qu’aujourd’hui Andry Rajoelina est prisonnier des faucons (et des vrais, suivant la formule consacrée) de son équipe, et n’a pas beaucoup de marge de manœuvre.
 
De plus, il y a trois petites anecdotes qui montrent que la HAT va à Maputo dans un état d’esprit qui ne sera pas vraiment de conciliation.
 
Primo, Andry Rajoelina a fait savoir par communiqué officiel qu’il ira avec sa propre nourriture et sa propre cuisinière. Quelle que soit la raison de ce choix (régime alimentaire ou crainte d’un empoisonnement), le fait de le faire savoir est une provocation inutile, et montre tout de même un manque de maturité dans la compréhension des principes et du savoir-vivre diplomatiques. Car le faire savoir publiquement et officiellement à la veille d’une réunion capitale organisée en terre étrangère est indélicat, et sous-entend volontairement un manque de confiance envers ses hôtes.
 
Secundo, alors que les autres chefs de délégations se sont entourés de technocrates dans le but de tenter de trouver une solution, Andry Rajoelina a mis dans son équipe Jean Eugène Voninahisty et le commandant Charles Andrianasoavina. On ne sait si c’est dans le but de trouver une solution, ou bien si c’est pour chercher la castagne et provoquer le clash à Maputo. Le premier a des comptes à régler avec Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, qui l’ont tous deux mis en prison sur la base de dossiers qui n’avaient rien à avoir de politique. Il aurait d’ailleurs déclaré avant de partir « qu’il n’y aura pas de signature à Maputo ». L’objectif est donc affiché d’avance : faire échouer la mission. Quand au second, il s’est rendu célèbre avec cette fameuse scène à l’épiscopat d’Antanimena (17 mars 2009), quand il avait crié à qui voulait l’entendre qu’il allait « détruire par la force » le processus de transmission du pouvoir, tout en faisant joujou avec sa kalachnikov. On ne sait pas si ce digne gradé de l’Armée malgache a emmené son arme avec lui, mais la possibilité qu’il réitère à Maputo son comportement d’Antanimena autorise à l’inquiétude.
 
Tertio, le Premier ministre Monja Roindefo a donné une longue interview à nos confrères de l’Express de Madagascar. Il y déclare être « le Premier ministre de consensus » qui sera recherché à Maputo. Petit paradoxe, il déclare également dans la même interview que « l’objectif n’est pas de se trouver à un poste ». Fin de la parenthèse. Au-delà de l’incohérence de ces propos, on note donc qu’il n’envisage pas de céder son poste à Mahazoarivo, qu’il a d’ailleurs pris soin de bétonner par la Haute cour constitutionnelle quelques jours avant. Or toute recherche de sortie de crise consensuelle passe par une répartition plus ou moins équitable des postes, et on voit mal les Présidents Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy laisser l’exécutif à la seule mouvance TGV et se contenter des strapontins.
 
La délégation de la HAT ne va donc pas certainement à Maputo avec le meilleur esprit de conciliation possible, mais pour tenter d’imposer (envers et contre tout et contre tous) son point de vue, qui n’a pourtant convaincu qu’elle-même depuis le 17 mars. On ne sait donc pas si les médiateurs internationaux auront une botte secrète pour la rendre plus raisonnable et plus consciente, autrement dit moins autiste.
 
Le rêve de tous les épris de paix serait la signature d’une Charte inclusive pour une gestion consensuelle de la Transition, et se donner une chance de sauver les miettes du désastre dans lequel le coup d’Etat a plongé l’économie. Mais aboutir à cet idéal nécessiterait de la sagesse et du patriotisme de la part de nos politiciens, et surtout du pouvoir de transition. Libre au lecteur d’y croire. Pour ma part, vu tout ce qui précède, j’en doute.
 
Et sans vouloir jouer l’oiseau de mauvais augure, je ne crois pas trop en Maputo. La société civile devrait donc se préparer à son plan B. Pourquoi pas faire descendre dans la rue les 100.000 emplois menacés par une suspension de l’AGOA, en plus des 30.000 emplois déjà perdus grâce à la transition ? Car il ne faut pas oublier, c’est que le véritable peuple, c’est celui qui travaille et paye ses impôts. Et surtout, celui qui vote.

En cas d’échec de Maputo – La société civile menace les politiciens

•août 5, 2009 • Laisser un commentaire

Article de Madagascar Tribune. Lire….

À Madagascar : L’absence de pluies se solde par des privations et la malnutrition

•août 4, 2009 • Laisser un commentaire

Onu et France opposées à une intervention armée à Madagascar

•juin 12, 2009 • Laisser un commentaire

Article de l’Express – Pour lire : Cliquer ici

Les forces malgaches placées en état d’alerte

•juin 12, 2009 • Laisser un commentaire

Article de Reuters – Pour lire Cliquer ici